Dans les années 50 mon paternel en fin épicurien, apportait régulièrement de la « Tête de moine » sur la table familiale. Un vrai rituel s’installait. Comme la «girolle» n’existait pas encore, Papa Schlatter se dévouait pour couper des fines tranches, avec un couteau bien aiguisé. Il les distribuait ensuite à la famille ou aux invités. Tout le monde appréciait…
Et puis arriva la « girolle », Assez difficile à parquer dans une armoire une fois démonté, l’engin ne m’a pas convaincu. Certes… on peut mieux présenter ce succulent fromage jurassien en le présentant aux invités sous forme d’œillets très décoratifs. Bien entendu, les industriels malins se sont dépêchés de faire le boulot à votre place, par le truchement des commerçants, grandes surfaces comprises.
Que choisir ? La convivialité, façon fondue ou raclette, ou la facilité dans le cabas des courses ?
Personnellement… je fait ma «tête de mule», en pensant chaque fois à mon géniteur.
Au risque de passer pour un âne!!!! 