----. Exception dans cette chronique : avant la nuit, j’ai conçu une infidélité à Tata Youyou en restant scotché à… Taratata, l’émission sur France 2. Nagui, son animateur bientôt légendaire, a invité deux génies de la guitare, M et Thibault Cauvin. Le fils de Louis Chédid (53 ans) et le guitariste classique de renommée mondiale (40 ans), ont réunis leurs talents…Ils sont tous deux fils de musiciens connus et voilà une preuve de plus que la pomme ne tombe jamais loin du tronc ! Le travail et la virtuosité des deux amis est un modèle. Ils trainent tous deux un nombre incalculable d’heures de travaux quotidiens, de répétitions. C’est beau à voir. Et à entendre…
----. Curieuse, la jeune génération s’interroge parfois : qu’est ce que le SCOPITONE… ? Quelques éléments de réponse par le truchement d’extraits d’un chapitre de mon livre «Diabolo Rock», paru aux éditions Slatkine en 2008…
«Dick Rivers, le chanteur des Chats Sauvages, avait un bon contact avec sa belle-mère, Mme Daidy Davis-Boyer, qui produisit des films 16 mm. pour les Scopitone (…). Cet engin imposant, placé au fond de bars ou bistrots pour jeunes, offrait, pour un franc, la joie de se trémousser devant un succès yéyé, mais un voyant son interprète sur un écran couleur. L’ancêtre du vidéo-clip était né ! (…) Les rockers ne furent pas oubliés dans le catalogue, des Chaussettes noires à Vince Taylor. Ce dernier, avec ses «Play Boys», tourna notamment une reprise légendaire du «Twenty Flight Rock» d’Eddie Cochran. Le film fut tellement usé qu’il fallut le remplacer plusieurs fois(…) Quelques metteurs en scène profitèrent de l’aubaine pour se mettre en évidence. On pense notamment à Claude Lelouch ou François Reichenbach pour le cinoche ou Jean-Christophe Averty pour la TV (…). Anecdote : Dick Rivers, qui se foutait bien du prénom de Dame Davis-Boyer, s’intéressa avec vigueur à celui de sa fille, Micheline, qui faisait lors des tournages, près de Nice, office de secrétaire, scripte et même figurante… Le chat sauvage épousa la demoiselle, ce qui ne changea rien à l’histoire des Scopitones, demeurés une belle archive audio-visuelle (…). Que les collectionneurs d’aujourd’hui (et quelques producteurs TV) recherchent et font des folies pour en posséder quelques perles…
----. Avec le retour de la neige, parlons maintenant d’un skieur autrichien que les moins de 40 ans ne peuvent pas connaître : Ernst Hinterseer. A Squaw Valley (EU), lors des Jeux olympiques d’hiver de 1960, ce rejeton d’un fermier de Kitzbühl, devenu charpentier avant de se transformer en champion de ski alpin, remporta avec brio la médaille d’or du slalom, devant Matthias Leitner (Autriche) et Charles Bonzon (France). Le Tyrolien s’attribuait également la breloque en bronze du géant, battu notamment par le Suisse Roger Staub (or) et Peppi Stiegler (Autriche/argent). Avant ces exploits, Hinterseer se maria, comme Napoléon, avec Joséphine. Cette union engendra un fils, Hansi. Né à Kitzbühl le 2 février 1954, celui-ci glissa sur les traces papa, en s’illustrant à son tour dans le «Cirque Blanc». Il gagna notamment la Coupe du monde de géant en 1973, connu 6 victoires et grimpa 21 fois sur un podium. Mais il se retira assez vite de la course aux médailles. Joli garçon, il tenta sa chance dans le cinéma puis dans le showbizz : il s’était découvert un joli filet de voix et devint donc chanteur. A mi-chemin entre la variété, le rythme et le «schlager», Hansi réalisa 22 albums, plusieurs fois des disques d’or…
Chapeau l'artiste!