Oh le beau lieu !!
----. «Le plus grand théâtre de Suisse a été inauguré 19 novembre 1954. Il est à Lausanne ce que l’Olympia est à Paris, dit-on». Cette petite phrase, publiée dans une récente édition du quotidien 24 Heures, sert d’introduction à un article consacré aux 70 ans de la salle, où se sont succédés de nombreux opéras et concerts de vedettes du showbizz… Souvenir personnel : en 1964, j’étais invité (en coulisses) lors du passage de Johnny Hallyday et Sylvie Vartan. J’y rencontrais le patron de l’Olympia, Bruno Coquatrix, qui avait, quelques mois plutôt, prêté sa scène pour la mise en place de la tournée «Age Tendre» à laquelle participait mon groupe des Aiglons. Cela se passait en sa présence, le matin et le travail consistait à régler le son et surtout les lumières. Les Chats Sauvages et Gene Vincent étaient les vedettes.
Retour donc à Beaulieu où Monsieur Bruno ne ménagea pas son admiration pour le théâtre de Beaulieu. «Vous avez-là la plus belle salle de spectacle d’Europe», martela le Parisien, renchérissant : «A l’Olympia, je rêve d’avoir une scène aussi profonde et une acoustique si performante… ». Les Lausannois sont-ils conscients de posséder ce beau lieu ?
----. Piqûre de rappel…
La Terre, cet héritage pourri...
Le doute n’est plus permis: ceux qui nient, par intérêt ou ignorance, l’évidence du réchauffement climatique, cause prochaine de l’inondation probable de villes portuaires (New York, Londres, Marseille, etc…), sont vraiment des abrutis. Leurs descendants iront sans doute le graver sur leurs tombes.
Depuis plus de soixante ans, des scientifiques désintéressés ont démontré que l’abus des gaz à effet de serre accélérait la destruction de la Terre. Parmi eux, le glaciologue français Claude Lorius (1932-2023) qui a voué sa vie pour évoquer la future catastrophe, passant des mois, des années, à se geler les noix en creusant des trous dans la glace de l’Antarctique. Il a participé au film de Luc Jacquet «La glace et le ciel». Pour crier un SOS qui, pour une fois, n’est pas illustré par la détresse des ours blancs ou des phoques. Un film que les négationnistes anti-écolos-benêts feraient bien d’aller voir en Suisse au cinéma. Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis…
----. Triste souvenir entrevu dans un reportage au sujet de Freddie Mercury. Le chanteur-auteur-compositeur de Queen, le visage émacié, travaille avec autorité sur une mise en scène pour la TV. Il sort du champ en faisant un geste d’adieu que personne ne comprend. 48 heures plus tard, il meurt, terrassé par le SIDA! Promis, dès que j’ai une minute de loisir, je vais à Montreux, sur la place du Marché, lui offrir une minute de silence et me recueillir devant sa statue, érigée face au lac Léman. Rien que pour le souvenir de la vidéo, heureusement préservée, du passage magique de Freddie, ses potes de Queen avec la fantastique interprétation de «Bohemian Rapsody» lors du Live Aid 1985 à Wembley…