Par chrischlatter
Virus corona oblige, j’ai assisté au dernier match officiel à la Pontaise du FC Lausanne-Sport. C’était devant la TV pour la modique somme de 7,90 CHF. Moi qui n’ai JAMAIS payé un centime pour voir le moindre match de foot ou de hockey! La raison? Mon papa était journaliste sportif de 1924 à 1972. A sa mort, j’ai atterris presque naturellement dans cette profession, avec cartes de presse, accréditations et tutti quanti…
C’est donc avec un sérieux pincement au cœur que j’ai vu l’ultime performance des bleu/blanc (perdue 0-1 contre Lugano) sur la pelouse du mythique «Stade Olympique», dont j’avais suivi l’inauguration en mai 1954, avec un match opposant l’équipe de Suisse à l’Uruguay, champion du monde en titre. Une rencontre amicale qui s’était terminée par un nul 3 à 3, à la lueur des lampions, l’électricité n’étant pas encore complètement terminée…
On nageait déjà un peu dans l’amateurisme dans cette Pontaise toute neuve, qui n’avait pas obtenu l’aval de la Commission d’évaluation du CIO pour l’organisation des JO d’été 1960, parce que la piste du 100 mètres avait été construite sous la tribune sud et que les infrastructures (presse, radio, vestiaires, infirmerie, etc…) étaient sous la tribune… nord.
Cela n’empêcha pas ce stade de devenir un haut lieu du sport, d’abord avec la Coupe du monde 1954 (5 matches), puis avec les exploits du Lausanne-Sports des «Seigneurs de la nuit». Avec de hauts faits athlétiques puisque trois records du monde y furent battus.
Au-delà de ce dernier match du LS, la Pontaise sera-t-elle démolie? La question n’a pas l’air de bousculer les nostalgiques et pourtant… j’espère que ce ne sera pas le cas et qu’on en fera un monument historique, comme la patinoire/piscine de Montchoisi. En rafraîchissant bien entendu ses structures et en la mettant au service des sports de demain…
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