Par chrischlatter
Sans avoir rien à reprocher aux Autrichiens depuis le 1er août 1291, et surtout depuis le 26 juin 1954, lorsqu’ils battirent la Suisse par 7 à 5 à la Pontaise (après avoir été menés 3-0 par la Nati!) je dois avouer être très heureux de la victoire de la Hongrie pour son premier match de l’Euro 2016. Pourquoi?
Revenons à cette Coupe du monde 1954. Avant le coup d’envoi, la Hongrie faisait office de super favori. Avec Puskas, Hidegkuti, Kocsis («Tête d’or»), Grosits (le gardien-chat), Czibor (le tzigane), Zakarias, Lorant, Buzanski, Lantos, Toth, Bozsik, la formation magyare était championne olympique (1952) et avait, en 1953 et pour la première fois dans l’Histoire, battu les Anglais à Wembley (6-3)… Ce sera une autre histoire à raconter!
L’équipe de Hongrie fut reçue à Lausanne, au siège du CIO, peu avant le début de la Coupe du monde de 1954. Invité à cette réception, qui avait lieu à 300 mètres de son domicile, mon paternel me prit avec lui. Assis dans un coin, Ferenc Puskas, star mondiale du foot, une de mes idoles, me happa et me prit sur ses genoux pour écouter les discours. Malgré mes neuf ans, je n’oubliais jamais ce geste amical. Un mois plus tard, j’étais invité, toujours avec papa, à la finale, remportée miraculeusement par l’Allemagne (3-2). Mes larmes de déception se mélangèrent à la triste pluie qui noyait le Wankdorf de Berne. Puskas et Czibor avaient marqué les deux buts hongrois.
Dans les années suivantes, et après l’exode des joueurs de Budapest causé par l’intervention des militaires russes, je gardais longtemps un amour inconditionnel pour le foot hongrois, sans comprendre vraiment pourquoi ce pays ne retrouva pas de nouvelles étoiles…
La Hongrie sera-t-elle la surprise de 2016?
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